Ce site utilise ses propres cookies et des cookies tiers. Certains de ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site. Pour autoriser ou limiter les catégories de cookies, ou pour obtenir plus d'informations, configuration personnalisée.

De quoi s'agit-il?

La dyschromatopsie est une altération de la perception des couleurs. Lorsqu'il y a une incapacité totale à reconnaître le nuancier, on parle d'achromatopsie.

Types

On distingue deux types de dyschromatopsies selon leur origine: congénitale ou héréditaire et acquise. Le terme daltonisme fait référence aux dyschromatopsies d'origine congénitale.

Les cellules responsables de la vision des couleurs (vision des couleurs) sont les photorécepteurs de la rétine appelés cônes. Ceux-ci sont majoritairement situés dans la partie centrale appelée macula. Il existe trois types de cônes selon la couleur qu'ils sont capables de percevoir: le rouge (avec une longueur d'onde de 549 à 570 nm), le vert (522 à 539 nm) et le bleu (114 à 424 nm). Le mélange de ces trois couleurs primaires donne naissance aux 200 tons différents que l'œil est capable de percevoir.

Les dyschromatopsies congénitales sont classées en fonction des couleurs qu'elles sont capables de percevoir:

  • Monochromatique: un seul des pigments est présent dans la macula et la vision est réduite à une seule dimension de couleur.
  • Dichromatique: elle est due à une altération de l'un des trois mécanismes essentiels de la couleur. Il existe trois types:
  • Protanopie: absence de cônes qui perçoivent la couleur rouge
  • Tritanopie: les photorécepteurs en charge de la couleur bleue sont absents. C'est la moins fréquente.
  • Deutéranopie: absence de perception du spectre de la couleur verte.
  • Trichromatique: les photorécepteurs des trois types de couleurs sont représentés mais avec une fonction altérée. Elles constituent les anomalies les plus fréquentes et peuvent présenter de graves altérations de la perception des couleurs. Selon les altérations perçues, elles sont classées comme suit:
  • Protanomal: altération rouge-vert due à un dysfonctionnement des cônes sensibles au rouge.
  • Deutéranomique: déficit en vert dû à une altération du fonctionnement des cônes verts sensibles.
  • Tritanomal: déficit du spectre bleu-vert dû à une altération des cônes identifiant la couleur bleue.

Causes

La dyschromatopsie peut provenir d'une anomalie génétique ou d'une forme acquise. La dyschromatopsie d'origine héréditaire est due à une altération du chromosome X. Il en résulte que la transmission est effectuée par les femmes, mais ce sont les hommes qui souffrent du trouble.

Les causes de la dyschromatopsie acquise sont nombreuses et très variées et peuvent donner différents degrés de dyschromatopsie. Au sein d'une même pathologie, il peut y avoir de nombreux types d'altérations dans la perception des couleurs sans être pour autant spécifique à une entité donnée. Les plus fréquentes sont les maladies de la macula (où il existe un nombre très abondant de cellules responsables de la perception des couleurs, les cônes).

Parmi celles-ci, nous soulignerons tout particulièrement la dégénérescence maculaire liée à l'âge, une pathologie qui modifie l'anatomie de la macula et, par conséquent, les cellules qui s'y trouvent. D'autres pathologies peuvent être d'origine infectieuse ou toxique. Diverses anomalies telles que la formation de cataracte ou des troubles du nerf optique peuvent conduire à différents types de dyschromatopsie.

Les différences de symptômes entre les dyschromatopsies d'origine congénitale et acquises sont importantes et jouent un rôle important dans le diagnostic différentiel. Les symptômes de la dyschromatopsie acquise sont généralement asymétriques, sont associés à d'autres altérations fonctionnelles au-delà de la perception anormale des couleurs, et affectent généralement les axes rouge-vert et bleu-jaune. Les symptômes de la dyschromatopsie congénitale sont, en revanche, généralement bilatéraux et symétriques, le reste des fonctions visuelles est habituellement préservé, l'altération est le plus souvent stable dans le temps et le défaut le plus fréquent est le rouge-vert.

Diagnostic

Il existe un éventail varié de tests de vision des couleurs.

Les deux test les plus utilisés:

  • Test d'Ishihara. On les qualifie de planches pseudo-isochromatiques car elles semblent présenter une seule couleur. Il s'agit de points colorés regroupés avec deux pigments d'intensité variable qui délimitent des nombres que les individus sains sont capables de distinguer mais que le patient atteint ne peut pas différencier, car il ne perçoit qu'une seule couleur. Le test est réalisé à une distance de 75 cm et de manière monoculaire.

Le test complet se compose de 21 planches, bien qu'il y en existe d'autres qui en compte moins, principalement pour les enfants. C'est un test très utile pour dépister la dyschromatopsie, bien qu'il ne permette pas de déterminer sa gravité.

  • Test de Famsworth. Il se présente sous la forme de disques qu'il faut ordonné en fonction de leur couleur et de leur tonalité. C'est le test le plus précis pour pouvoir classer et mesurer le degré de gravité de la dyschromatopsie.

Profesionnels qui traitent cette pathologie

Questions fréquentes

Newsletter