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La greffe de la cornée c'est quoi?

La greffe de cornée est une chirurgie dans laquelle nous échangeons la cornée malade du patient avec la cornée saine d'un donneur.

La cornée est une fine couche transparente qui ferme le globe oculaire, devant l'iris et la pupille. Il remplit de multiples fonctions : comme fenêtre transparente de l'œil, il laisse passer les images et agit comme une puissante lentille pour les focaliser sur la rétine.

La rétine est un tissu nerveux qui transporte des images vers le cerveau et qui nous permet de voir les objets qui nous entourent.

Quand cette chirurgie est-elle indiquée?

La cornée peut être altérée par des opacités (acquises ou présentes dès la naissance), un œdème primaire ou secondaire à des chirurgies, ou par une déformation, le kératocône étant le plus fréquent, tous générant une perte de vision.

L'intervention chirurgicale est réalisée lorsqu'il y a une opacité ou une déformation, ou tout type de maladie qui affecte la transparence cornéenne.

Il peut y avoir des causes multiples telles que des infections, des traumatismes, des dystrophies, des dégénérescences, des altérations cornéennes suite à une chirurgie de la cataracte par exemple, dans lesquelles une opacité cornéenne secondaire ou une déformation de la cornée se produisent.

Dans ces cas, on réalise ce qu'on appelle une kératoplastie, qui consiste à remplacer la cornée endommagée du patient par la cornée d'un donneur.

Comment procède-t'on à une greffe de la cornée?

La chirurgie de greffe de la cornée consiste à remplacer la cornée pathologique par la cornée saine d'un donneur. Le tissu répond aux exigences légales ainsi qu'aux examens d'analyse requis pour le don, selon la législation en vigueur. Le don est anonyme et altruiste.

Dans la situation particulière de l'autogreffe, c'est la propre cornée du patient qui est retournée pour éviter l'opacité, ou bien la cornée de l'autre œil qui est utilisée.

C'est une intervention qui dure environ entre 45 et 90 minutes, selon la complexité des cas et qui est réalisée en bloc opératoire sous anesthésie locale ou générale, au cours de laquelle on utilise un trépan et des instruments spécifiques pour la greffe de la cornée. Nous retirons la cornée, ou la couche de cornée qui est touchée, et la suturons ou la plaçons à l'arrière. Dans le cas des kératoplasties laminaires postérieures, nous la plaçons avec une bulle d'air dans la couche postérieure. Ce n'est pas une technique difficile à réaliser bien qu'elle nécessite, comme toute chirurgie oculaire, une grande précision et minutie.

  • Greffe de cornée ou kératoplastie pénétrante

Elle consiste à découper toute la cornée pathologique et à la remplacer par un greffon taillé dans la cornée du donneur. Celui-ci est fixé sur tout son périmètre au moyen de fines sutures qui sont laissées en place pendant des mois, voire des années, jusqu'à ce que l'union du greffon avec la cornée receveuse soit consolidé.

  • Techniques de transplantation lamellaire

Les techniques chirurgicales ont évolué ces dernières années et il est aujourd'hui possible de greffer de manière sélective les couches cornéennes touchées en fonction de la pathologie de chaque patient. Pour le kératocône, par exemple, c'est le stroma cornéen, le collagène cornéen qui est touché, et seulement la couche de collagène est transplantée, on parle de kératoplastie lamellaire antérieure profonde. Dans les dystrophies endothéliales ou les dégénérescences endothéliales, seule la couche endothéliale est affectée et une kératoplastie lamellaire postérieure est réalisée.

Il existe plusieurs techniques de greffe lamellaire en fonction des couches à remplacer:

  • SALK (kératoplastie lamellaire antérieure superficielle) : Les couches les plus superficielles sont remplacées.
  • DALK (kératoplastie lamellaire antérieure profonde) : Les couches superficielles et profondes sont remplacées, sauf la dernière appelée endothélium.
  • DMEK (kératoplastie endothéliale de la membrane de Descemet) : Elle est réalisée lorsque la lésion est localisée dans l'endothélium.
  • DSAEK (kératoplastie endothéliale automatisée de la membrane de Descemet) : remplace uniquement les couches les plus profondes de la cornée, l'endothélium et la membrane de Descemet.

L'introduction du laser femtoseconde pour effectuer la coupe cornéenne a également conduit à une augmentation significative de la précision et de la sécurité de cette technique.

 

Résultats

En règle générale, les résultats des greffes sont bons. La cornée est un tissu oculaire qui n'est pas vascularisé, c'est à dire qu'elle n'est reliée à aucunes veines ni d'artères, donc la présence d'une réaction immunitaire ou d'un rejet est très faible.

Dans les cas à faible risque, les résultats sont excellents chez 95% des patients. À mesure que les situations deviennent plus complexes ou que la cornée est déjà vascularisée, le pourcentage de rejet peut être augmenté.

Dans les cas à haut risque, jusqu'à 50 à 60% des greffes de cornée peuvent échouer. Non seulement le rejet est l'une des causes d'échec, mais il peut également s'agir de conditions qui compliquent la situation oculaire, comme le glaucome ou des altérations de la surface oculaire.

Habituellement, l'ophtalmologiste informe déjà le patient, lors de la consultation, plus ou moins du pronostic de son cas particulier. Certains patients ont besoin d'immunosuppresseurs pour réduire leur réponse défensive et réduire les risques de rejet.

Professionnels qui réalisent ce traitement

Questions fréquentes

  • Une greffe est réalisée quand il y a une altération de la cornée qui provoque une entrée anormale de la lumière dans l'œil.

  • Toute greffe présente un risque de rejet, cependant la cornée normale, ne contenant pas de vaisseaux, a un certain privilège immunologique qui permet un taux de réussite élevé. Dans certains cas où la pathologie d'origine augmente le risque de rejet, il existe des traitements qui aident à garantir le succès de l'intervention. Néanmoins, la meilleure stratégie pour éviter ce type de complications est un suivi strict avec le chirurgien.

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